samedi 24 septembre 2016

Le lagon bleu

par Miss AF
Vendredi 23 septembre 2016
 
Aujourd’hui, pour notre dernière journée à Rangiroa, pas de plongée (puisque nous prenons l’avion demain en direction de Fakarava – pour les non-plongeurs : un délai de 24 heures doit être respecté entre la dernière plongée et un vol en altitude afin d’éviter tous risques liés à la pression). Mais impossible d’échapper à la mer : nous avons effectué une excursion en bateau à la découverte de l’un des plus beaux endroits du lagon, le lagon bleu.
 

Ce site emblématique est situé à environ une heure de bateau, à l’ouest de l’atoll. Nous sommes donc partis d’Avatoru et avons profité du courant entrant pour effectuer une première plongée en PMT (palmes, masque et tuba) dans la passe du même nom.
 
la passe d’Avatoru
 

 
Ensuite, après une heure de navigation, nous avons aperçu quelques motu et récifs coralliens qui délimitaient une piscine naturelle à la lisière de la couronne récifale principale, à l’intérieur du lagon. Autrement dit, il s’agit d’un lagon dans le lagon. Sable blanc étincelant, cocotiers et eaux de couleur lapis-lazuli ont valu au site l’appellation justifiée de "lagon bleu" et ont fait de lui l’un des lieux les plus photogéniques de l’archipel. Les fonds de faible profondeur servent de nurserie à des myriades de poissons ainsi qu’à de nombreux petits requins à pointes noires.
 
entrée du lagon bleu
 


le lagon bleu

ses nombreux petits requins à pointes noires

un petit requin à pointes noires
 
Un gué forme un passage vers le motu situé au milieu du lagon : l’île aux oiseaux. Comme indiqué hier, le lagon de Rangiroa est très vaste et ne comporte que peu d’îlots en son centre. Le lagon bleu est donc l’endroit idéal pour que les oiseaux puissent y trouver refuge. Après 20 minutes de marche avec de l’eau jusqu’au genou, on atteint donc ce motu sauvage où seuls les cris des frégates (et autres espèces qui me sont inconnues) viennent perturber le doux son de la brise et des vagues.
 
l’île aux oiseaux et son gué (sur la gauche)



des sternes blanches 


un noddi brun

un ibis (merci Joëlle !)

l'atoll comprend quelques plages de sable rose 

 
Il est possible de faire le tour de l’île aux oiseaux, mais par la rive uniquement ; l’îlot en lui-même étant trop encombré de cocotiers et arbustes pour s’y frayer un chemin. Une heure plus tard, retour sur le motu où nous avons débarqué pour un déjeuner barbecue concocté par Marcel, Henriette et leurs trois petits-enfants : salade de carangues crues, chirurgiens et balistes fumés à la braise, accompagnés de riz, de pain à la noix de coco et de vin de Rangiroa (le seul vignoble de Polynésie). En dessert, ananas du jardin et gâteau fait maison : un vrai régal !
 
Henriette, Marcel (dans le fond) et deux de leurs petits-enfants
 
Même les requins ne s’y trompent pas : lorsque nous sommes repartis du lagon bleu un peu avant 14h, ils suivaient de près notre bateau. Nous avons ainsi pu nager au milieu des pointes noires et des requins citrons.
 
des requins à pointes noires
 
une espèce en voie de disparition : Audrey


des requins citrons (vus depuis la surface)

(vus sous l'eau, en apnée) 

 

L’après-midi, comme nous étions "en famille", Marcel et Henriette nous ont emmenés sur leur propre motu, situé à la passe de Tivaru. Il s’agissait de la troisième passe de l’atoll (avec Tiputa et Avatoru), mais, au début du 20ème siècle, une tempête a charrié tellement de sable qu’elle est désormais infranchissable à la navigation et forme ce second "lagon bleu".

 

la passe de Tivaru (sur la gauche)
 
Encore une journée à apprendre plein de choses. Outre Henriette, Marcel et les enfants (des polynésiens pure souche), nous étions avec deux expatriées (une prof de sport de Rangiroa et une CPE de Bora Bora) qui connaissaient bien non seulement le système éducatif, les comportements de la nouvelle génération, mais aussi les habitudes locales, les difficultés rencontrées dans certaines régions...




 

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