par Miss AF
Vendredi 23 septembre 2016
Aujourd’hui,
pour notre dernière journée à Rangiroa, pas de plongée (puisque nous prenons l’avion demain en direction de Fakarava –
pour les non-plongeurs : un délai de 24 heures doit être respecté entre la
dernière plongée et un vol en altitude afin d’éviter tous risques liés à la
pression). Mais impossible d’échapper à la mer : nous avons effectué une
excursion en bateau à la découverte de l’un des plus beaux endroits du lagon,
le lagon bleu.
Ce
site emblématique est situé à environ une heure de bateau, à l’ouest de
l’atoll. Nous sommes donc partis d’Avatoru et avons profité du courant entrant
pour effectuer une première plongée en PMT (palmes, masque et tuba) dans la
passe du même nom.
la passe d’Avatoru

Ensuite,
après une heure de navigation, nous avons aperçu quelques motu et récifs
coralliens qui délimitaient une piscine naturelle à la lisière de la couronne
récifale principale, à l’intérieur du lagon. Autrement dit, il s’agit d’un
lagon dans le lagon. Sable blanc étincelant, cocotiers et eaux de couleur
lapis-lazuli ont valu au site l’appellation justifiée de "lagon bleu" et ont
fait de lui l’un des lieux les plus photogéniques de l’archipel. Les fonds de
faible profondeur servent de nurserie à des myriades de poissons ainsi qu’à de
nombreux petits requins à pointes noires.
entrée du lagon bleu
le lagon bleu
ses nombreux petits requins à pointes noires
un petit requin à pointes noires
Un
gué forme un passage vers le motu situé au milieu du lagon : l’île aux
oiseaux. Comme indiqué hier, le lagon de Rangiroa est très vaste et ne comporte
que peu d’îlots en son centre. Le lagon bleu est donc l’endroit idéal pour que
les oiseaux puissent y trouver refuge. Après 20 minutes de marche avec de l’eau
jusqu’au genou, on atteint donc ce motu sauvage où seuls les cris des frégates (et
autres espèces qui me sont inconnues) viennent perturber le doux son de la
brise et des vagues.
l’île aux oiseaux et son gué (sur la gauche)
des sternes blanches
un noddi brun
un ibis (merci Joëlle !)
l'atoll comprend quelques plages de sable rose
Il
est possible de faire le tour de l’île aux oiseaux, mais par la rive uniquement ; l’îlot en
lui-même étant trop encombré de cocotiers et arbustes pour s’y frayer un
chemin. Une heure plus tard, retour sur le motu où nous avons débarqué pour
un déjeuner barbecue concocté par Marcel, Henriette et leurs trois
petits-enfants : salade de carangues crues, chirurgiens et balistes fumés
à la braise, accompagnés de riz, de pain à la noix de coco et de vin de Rangiroa (le seul vignoble de Polynésie). En dessert,
ananas du jardin et gâteau fait maison : un vrai régal !
Henriette, Marcel (dans le fond) et deux de leurs petits-enfants
Même
les requins ne s’y trompent pas : lorsque nous sommes repartis du lagon
bleu un peu avant 14h, ils suivaient de près notre bateau. Nous avons ainsi pu nager
au milieu des pointes noires et des requins citrons.
des requins à pointes noires
une espèce en voie de disparition : Audrey
des requins citrons (vus depuis la surface)

(vus sous l'eau, en apnée)

L’après-midi, comme nous étions "en famille",
Marcel et Henriette nous ont emmenés sur leur propre motu, situé à la passe de
Tivaru. Il s’agissait de la troisième passe de l’atoll (avec Tiputa et
Avatoru), mais, au début du 20ème siècle, une tempête a charrié
tellement de sable qu’elle est désormais infranchissable à la navigation et
forme ce second "lagon bleu".
la passe de Tivaru (sur la gauche)
Encore une journée à apprendre plein de choses. Outre Henriette, Marcel et les enfants (des polynésiens pure souche), nous étions avec deux expatriées (une prof de sport de Rangiroa et une CPE de Bora Bora) qui connaissaient bien non seulement le système éducatif, les comportements de la nouvelle génération, mais aussi les habitudes locales, les difficultés rencontrées dans certaines régions...
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