par Miss AF
Samedi 22 octobre 2016
Ce matin, Dimitri, notre skipper, nous a emmenées sur l'îlot Amédée situé à 24 kilomètres au sud-ouest de Nouméa dans le plus grand lagon du monde, classé Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO en 2009.
Dimitri jouant des essuie-glaces
la sortie de Nouméa
l'arrivée sur l'îlot Amédée
La barrière de corail qui entoure la Nouvelle-Calédonie s'étend sur 1 600 kilomètres, ce qui la place sur la seconde marche du podium mondial, derrière celle d'Australie et devant celle du Mexique. Sur la côte ouest (où nous sommes), elle est longue de 700 kilomètres et varie, en largeur, de 200 à 1 000 mètres. A l'intérieur du lagon, la profondeur moyenne est de 25 mètres alors qu'elle chute rapidement à plus de 1 000 mètres de l'autre côté de la barrière. D'où le dégradé de bleus.
vue du lagon depuis le phare
L'îlot Amédée est donc une aire protégée. Il y est strictement interdit de pêcher, de ramasser des coquillages ou autres organismes marins. Mais, rien n'interdit de les suivre. Moi, c'est un tricot rayé qui m'a invitée à l'accompagner dans l'eau :-)
un tricot rayé
Ce petit animal n'est pas farouche. Il est même très curieux et s'invite dans les sacs laissés ouverts par les plagistes. Seulement, il ne faut pas les manipuler car leur morsure peut être mortelle. Ils vont en mer pour se nourrir (où ils chassent des congres) et ils rentrent ensuite à terre pour digérer, dormir ou se reproduire. Elle n'est pas belle la vie !
Abandonnée par mon nouveau copain, j'ai continué ma visite du lagon... guidée par une tortue.

Son écosystème est très dynamique : il regorge de poissons.

un nason

un canthigaster (pour ma binôme, MCM)

un baliste Picasso
Parfois, il y a également des "parasites", comme le rémora, qui se cache sous un autre animal afin de se protéger de ses prédateurs. La partie supérieure de sa tête supporte, en effet, une sorte de ventouse qui lui permet de se fixer sur d’autres animaux (requins, raies, poissons-lunes, tortues, mammifères marins). Il en profite également pour se laisser transporter gratuitement (phorésie).

un rémora sous une tortue

Il s’agit là d’un exemple typique de commensalisme (plus que de parasitisme) car le rémora tire bénéfice de sa relation avec son hôte, mais ce dernier n’en tire ni préjudice, ni bénéfice tangible. A priori, le corps très fin et hydrodynamique du rémora n’occasionne aucune gêne à son hôte. Moi, j'ai tout fait pour qu'il laisse ma copine tranquille !


Nous nous sommes ainsi promenées au-dessus de la barrière de corail et nous y avons vu :

des coraux ;-)

des coraux durs,...

... des coraux bleus,...

... turquoise,...

... violet,...
... jaunes...
Toutes ces couleurs à cause des algues et/ou bactéries que les coraux abritent : il s'agit là de symbiose cette fois ! Les deux espèces tirent bénéfice de leur interaction directe. J'arrête pour le mini cours sur la vie associée en mer ;-) De toute façon, après les profondeurs marines, nous sommes allées faire un petit tour dans les hauteurs, au phare Amédée.
le phare Amédée
Il s'agit du premier phare métallique de France. Selon le marché, son constructeur, M. Rigolet (ingénieur français issu des ateliers Eiffel), devait monter le phare auprès de ses bureaux. Pendant deux ans, il a donc dominé Paris de ses 56 mètres avant d'être démonté, rangé dans 1 265 colis (soit un poids total de 387 953 kilos), transporté sur la Seine jusqu'au Havre, puis expédié par bateau à Nouméa.
Après dix mois de labeur pour le remonter, il a été allumé le 15 novembre 1865, jour de la fête de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Son superbe escalier de fonte conduit au sommet de la tour et permet d'admirer le magnifique panorama. Mais, il ne faut pas être sujet au vertige. Effectivement, cela représente une hauteur d'environ vingt étages.
231 marches
vue sur Nouméa au loin
Vers 16h, nous sommes reparties sur Nouméa, surfant sur les vagues. En chemin, nous avons pu admirer des puffins fouquets, de la famille des pétrels (lien pour plus d'informations).
des puffins fouquets...
... et Nouméa
le port de la baie de l'Orphelinat
Ce que je ne vous ai pas encore dit, c'est que, ce matin, en attendant notre skipper, Dimitri, nous avons croisé Anne, Camille et Constance. Trois jeunes filles, expatriées à Nouméa depuis quelques mois, avec lesquelles nous avons sympathisé tout de suite, papotant pendant le trajet aller, passant la journée ensemble, bavardant pendant le trajet retour... Bref, comme nous n'avions pas encore épuisé tous les sujets de conversation, nous avons poursuivi le début de soirée en bande... dans un "bar à kava" de Nouville.
le bar à kava en question
son barman
Depuis des milliers d'années, les indigènes des îles du Pacifique tirent de la racine du kava une boisson qui améliore l'humeur et prédispose à la socialisation. Si les mélanésiens la considèrent comme un rite qui favoriserait les relations sociales harmonieuses, sa consommation a été interdite en 2002 notamment en France et au Canada pour cause de possible hépatotoxicité.
Anne, Camille, Sonia et Constance
Nous vous dirons demain ce qu'il en est de notre foie. En attendant, nous avons profité d'un autre superbe coucher de soleil en Nouvelle-Calédonie :-)
En attendant d'avoir des nouvelles de votre foie, qu'en est-il de votre humeur et de votre sociabilisation ? Parce que si le kava les a encore améliorées , vous allez terminer très très fort ;-)
RépondreSupprimerLe kava n'est pas très alcoolisé : c'est juste indigeste ! Mais, tout va bien : j'ai pu boire trois ou quatre tasses de chocolat chaud le lendemain matin au petit-déjeuner ;-)
SupprimerUn super bon résumé de notre journée. Il manque juste une chose: Anne avait fait un délicieux fondant au chocolat qu'elle nous a partagé.
RépondreSupprimerUn vrai régal! miam miam
La gourmande que je suis était bien heureuse. 😄😉